lunes, 22 de febrero de 2016

Contexte Religeuse

Les réformes religieuses du XVIème siècle

Introduction

Les mots du pape Adrien VI, mêlées d'amertume et de noblesse, arrivaient cependant trop tard. Au moment même où il les écrivait, une dramatique et irréversible rupture s'était produite dans la chrétienté. Cette rupture fût un événement majeur et dramatique à la fois. Jusqu'alors et pendant douze siècles, l'histoire de l'Europe avait coïncidé avec celle de la chrétienté. Comment en était-on arrivé là ?

Martin Luther, initiateur de la Réforme

Les 95 thèses de Wittenberg

Martin Luther, fils d'un artisan mineur, était un moine allemand de l'ordre des augustins, un milieu fortement travaillé par les préoccupations religieuses. Indigné par la dérive commerciale de l'Eglise avec l'affaire des Indulgences, il apposa, la veille de la Toussaint, en 1517, sur la porte de l'église du château de Wittenberg (Saxe), 95 thèses ou arguments à discuter. Outre la condamnation de la vente d'indulgences, Martin Luther souhaitait également discuter des questions théologiques profondes :
  • Salut de l'âme : C'est une question qui préoccupait personnellement Luther. Il pensait que le salut de l'âme était un don de Dieu, obtenu uniquement par la foi authentique du fidèle envers Jésus Christ.
  • Foi directe : Luther soutenait que Dieu, dans la Bible, s'adresse à chaque homme. L'interprétation libre et personnelle de la Bible (le libre examen) devient l'un des pivots de la doctrine protestante. Cette thèse rejetait l'autorité de l'Eglise qui se définissait comme l'unique interprète de la foi divine. D'après Luther, chaque croyant était une sorte de prêtre, c'est l'idée du « sacerdoce universel ». La papauté et la hiérarchie de l'Eglise étaient une création humaine et non divine.
En savoir plus

domingo, 21 de febrero de 2016

L'eglise et Molière

2c - L'Église et les comédiens
Les villes accordaient le droit de jouer si la troupe présentait son programme et promettait d'éviter tout scandale. La misère amène certaines villes de demander à la troupe de verser une quote-part qui sera distribuée aux pauvres... Avoir la protection d'un puissant était toujours utile.
Pour le monde des comédiens, la situation vis-à-vis n'est pas simple. Elle est plurielle, comme on dirait aujourd'hui. Le pape Pie V en 1604 a dressé une liste de personnes à qui il faut refuser la communion : les hommes de théâtre n'y figurent pas. A Bourges, les jésuites menacent d'excommunier ceux qui iront au théâtre. mais d'autres accordent, laissent faire en demandant qu'une part des bénéfices aille aux pauvres. L'Église se méfie des comédiens. Aussi, quand il faudra aller chercher un prêtre pour confesser et donner l'extrême-onction à Molière mourant, le vicaire de Saint Eustache s'est senti incompétent et a préféré qu'on aille chercher le prêtre qui était en lien avec les comédiens. Cette attitude a été interprétée comme un refus de l'Église de s'approcher de Molière mourant.
Des courants contradictoires traversaient la vie de la société et l'Église. Dans ce contexte, Molière va se révéler comme quelqu'un qui met le doigt sur les failles de cette société.

En savoir plus

sábado, 20 de febrero de 2016

Molière - Chrétien catholique ?

On ne sait rien de précis sur ce que Molière pense de la religion, au point que ses biographes en arrivent à s’opposer diamétralement. Possible traducteur du De Natura rerum de Lucrèce, selon Grimarest, ami de Chapelle, de La Mothe Le Vayer, peut-être élève du philosophe épicurien Gassendi, fréquentant Des Barreaux, lui-même lié à Théophile et athée notoire, on pourrait légitimement penser que Molière est séduit par un certain libertinage d’esprit. Cependant, outre son respect avéré des usages religieux et sociaux, attitude courante chez les comédiens — Molière communie à Pâques en 1672 et ses enfants sont baptisés —, il faut rappeler que le roi, qui ne badine pas avec les choses de la religion, accepte d’être le parrain du premier de ses enfants, Louis, et enfin qu’Armande Béjart adresse, à la mort de son mari, une requête à l’archevêque de Paris, afin que le poète soit enterré chrétiennement : « il a demandé avant que de mourir un prètre pour être confessé et qu’il est mort dans le sentiment d’un bon chrétien ».


Pourquoi l'Eglise ne voulait pas enterrer Molière en tant que Chrétien catholique ? 
Molière, même s’il était beaucoup prisé par le roi Louis XIV ne fût pas un auteur aimé et apprécié de tout le monde et surtout de toutes les communautés car certaines de ces œuvres controversées ont pu choqués bon nombre de catégories de la population dont les ecclésiastiques.

Certaines pièces de Molière étaient considérées par l’église catholique comme immorales mais sa profession était également remis en cause et répudiée car elle était assimilée à la débauche, à l’impudique et à l’impur.

Toutes ces raisons ont entrainés le fait que les chrétiens ont refusé d’enterrer Molière comme tout catholique mais cela a été également influencé par l’antérieure excommunication d’une grande partie des comédiens de la troupe de Molière.

Cependant, son épouse, Armande obtint gain de cause en s’entretenant directement avec le Roi Louis XIV qui finit par autoriser que l’on donne une sépulture catholique à Molière et que l’on inhume sa dépouille dans un cimetière celui de Saint Joseph au pied de la Croix avant qu’elle soit transférée au Père Lachaise en 1817.

viernes, 19 de febrero de 2016

Dom Juan de Moliere

Résumé de la pièce
ACTE I
Gusmon, écuyer de Done Elvire, converse avec Sganarelle, valet de Dom Juan. Il ne comprend pas que Dom Juan ait abandonné Done Elvire, qu'il avait épousée après l'avoir enlevée du couvent.
Sganarelle, désinvolte, répond aux interrogations de Gusman. Il lui enlève ses illusions et esquisse un portrait de son maître, libre penseur, "grand seigneur méchant homme" et " épouseur à toutes mains" . Arrive Dom Juan : il confie à Sganarelle que seule la conquête l’intéresse. Il évoque l’inconstance de l’amour et dévoile à son valet le secret de son propre caractère : il ne peut s'attacher à aucune femme, et rêve, tels les grands conquérants, de succès sans cesse recommencés. Le voici libre de se lancer dans une nouvelle "entreprise amoureuse" : il s'agit d'enlever une belle, au cours de la promenade en mer que lui offre son fiancé. Mais survient Elvire, douloureuse et indignée. Elle reproche à Dom Juan sa trahison et lui demande des comptes. Dom Juan se réfugie dans une impudente hypocrisie et lui répond avec le cynisme le plus odieux. Elvire appelle sur lui la punition du ciel et le quitte en le menaçant de sa vengeance. Dom Juan, impassible, s’apprête à mener à bien "l’entreprise amoureuse" dont il a parlé à Sganarelle

ACTE Il
Dom Juan a échoué dans son entreprise amoureuse. Alors qu’il souhaitait enlever la jeune fille en mer, une bourrasque a retourné sa barque. Il n’a été sauvé que grâce à l’intervention de Pierrot, un paysan. Pierrot et Charlotte discutent de ce sauvetage. Le jeune homme raconte comment il a sauvé du naufrage un grand seigneur magnifiquement vêtu.
Mais cet accident n’a pas tempéré les ardeurs de Dom Juan. A peine remis de ses émotions, Il fait les yeux doux à une jeune paysanne, Mathurine. Pierrot sort et Dom Juan entre en scène. Il entreprend de séduire Charlotte et lui promet le mariage. Charlotte, un moment hésitante se laisse gagner par l'ambition de devenir une noble dame. Pierrot, de retour, trouve Dom Juan baisant la main de Charlotte. Il se fâche, s’interpose mais doit vite quitter la scène sous les soufflets de celui qu’il vient pourtant de sauver de la noyade. Sganarelle essaye de s'interposer et reçoit quelques gifles qui ne lui étaient pas destinées.

Dom Juan fait la cour à Charlotte. Mathurine, la jeune paysanne qu’il a séduit précédemment, apparaît . Les deux paysannes se jettent l'une à l'autre les promesses de mariage que Dom Juan leur a faites. Le séducteur tente de persuader chacune d'elles qu'elle est la seule aimée.  Un valet vient prévenir Dom Juan que des hommes armés sont à sa recherche. Il prend la fuite.

En savoir plus

jueves, 18 de febrero de 2016

Analyse de Dom Juan

1:ANALYSE DRAMATIQUE
Pièce en cinq actes et en prose, Dom Juan raconte les amours et la chute du héros éponyme. Don Juan est présenté dès l’exposition par Sganarelle comme un libertin* volage et inconstant. Il délaisse Elvire, son épouse, pour quelque autre belle récemment aperçue. À l’acte II, ses désirs, un moment contrariés, se reportent sur deux paysannes. Mais les frères d’Elvire, déshonorée, le poursuivent à l’acte III. À l’acte IV, Don Juan repousse M. Dimanche, son créancier, les sermons de Don Louis, son père, et les prières d’Elvire qui l’engage à se convertir. Or, survient la statue du Commandeur, que Don Juan a jadis tué, et naguère invité, en manière de plaisanterie. À l’acte V, Don Juan tente de tromper le monde par sa feinte conversion, et se moque bien des avis du ciel. Mais la statue du Commandeur revient, et l’engloutit dans les flammes de l’enfer.
La pièce, manifestement, n’obéit pas aux règles de la dramaturgie classique. L’action se déroule en plus d’un jour, en plusieurs lieux, et d’ailleurs, il semble qu’il y ait plusieurs intrigues à la fois. La pièce frappe par sa diversité, mais tous les fils se rejoignent à la fin pour condamner à mort le héros malheureux. Dom Juan peut apparaître comme une pièce baroque*. De plus, les éléments de farce y sont nombreux : ce sont ces jeux de scène, soufflets, cris et chuchotements que signalent les didascalies*, ce style bas et familier, ces procédés de répétition burlesque*. Les éléments de tragédie aussi : les suppliques nobles et pathétiques qu’adressent à Don Juan Done Elvire et Don Louis, la présence du destin, le spectre de la fin, la statue du Commandeur et la mort du héros. Entre farce et tragédie, cette pièce extraordinaire se présente aussi comme une comédie d’intrigue et de mœurs. Les rebondissements et aventures sont légion, et mettent en relief le caractère de ce « grand seigneur méchant homme ».

2:THÈME ET PERSONNAGE
Autour de Don Juan gravitent de nombreux personnages. Don Louis incarne la figure du père. Loin d’être le stéréotype grossier et ridicule qui, dans la comédie, s’oppose d’ordinaire aux amours du jeune héros, il apparaît ici comme un personnage noble et plein de dignité, rappelant à son fils les valeurs familiales et féodales de l’honneur. Done Elvire incarne elle aussi la vertu, mais au féminin. Arrachée du couvent, épousée puis aussitôt délaissée par Don Juan, elle figure l’amour blessé. Elle cherche d’abord à se venger puis, éclairée par le Ciel, elle pousse Don Juan à se convertir, avant de rentrer elle-même dans un couvent. Ayant connu la tentation et le péché, Elvire a pu sublimer son amour profane en charité divine : c’est un itinéraire de la chute à la grâce. Sganarelle est un personnage plus difficile à cerner. Il est bien sûr le type du valet, glouton, lâche, servile, bête, bavard, et sympathique, mais sa fonction et sa caution morales sont équivoques. Il est à la fois le double et le négatif de Don Juan. Face à son maître impie, il réaffirme les valeurs ordinaires et la religion. Mais il les défend avec tant de sottise ou d’impertinence, qu’il paraît presque aussi scandaleux que Don Juan.
Ce Don Juan est le personnage central. Son attitude générale et ambiguë vis-à-vis des hommes, des femmes et de Dieu pose la question délicate du libertinage. Face aux femmes, le libertinage amoureux du héros apparaît très nettement : ses seuls principes sont le plaisir et l’inconstance, et son amour des femmes ressemble fort à de la misogynie, car elles sont pour lui un simple moyen de flatter sa vanité ou d’affirmer sa volonté de puissance. Face aux hommes, Don Juan se présente comme un mauvais fils, mauvais payeur, c’est un être immoral. Or il est malgré tout homme de valeur, courageux, dénonçant au contraire les soi-disant médecins, les hypocrites et les faux dévots en une virulente satire*. Et face au Ciel, son attitude impie et provocante donne à penser parfois qu’il est en fait en quête sinon de Dieu, du moins de l’absolu. Quoi qu’il en soit, sa vie est celle d’un pécheur impénitent qui force l’admiration, voire la sympathie.

3:LE MYTHE

Le Don Juan qui vit le jour sous la plume du dramaturge espagnol Tirso de Molina, fut maintes fois repris après Molière, donnant son nom à la pièce de Goldoni, à l’opéra de Mozart, à la nouvelle d’Hoffmann, au poème de Byron, inspirant encore Baudelaire, Pouchkine, Shaw, Brecht, Montherlant, et bien d’autres auteurs de par le monde. C’est véritablement un mythe littéraire, dépassant largement le simple fait du don juanisme, que les critiques ont tenté d’expliquer par l’histoire, la sociologie, l’anthropologie ou la psychanalyse. Ces interprétations, aussi nombreuses, ou presque, que les pièces où apparaît ce héros, témoignent de la fécondité du mythe de Don Juan.

En savoir plus

miércoles, 17 de febrero de 2016

Dom Juan et la religion

DOM JUAN DE MOLIèRE (1662)
Dom Juan et la religion : le défi à Dieu
La grande originalité du Dom Juan de Molière par rapport au mythe, c'est l'aspect religieux : Dom Juan, non content de contester par son existence même les valeurs morales aristocratiques, le sacrement du mariage et le respect dû au père, s'attaque au fondement même de la société. C'est un libertin, non seulement au sens moral que le mot prendra au 18ème siècle (Valmont, dans les Liaisons Dangereuses, ou les personnages de Sade sont des "libertins"), mais au sens fort que prend le mot au 17ème siècle : athée, ou sacrilège.
Dom Juan est-il athée ?
Acte III, 1 : Dom Juan affirme ne croire ni au ciel, ni à l'enfer, ni à une vie au-delà de la mort : "je crois que deux et deux sont quatre..." On pourrait donc penser que Dom Juan est un athée conséquent, ou du moins un agnostique.
Or plusieurs scènes vont à l'encontre de cette affirmation :

  • La scène du Pauvre (III, 2) : Dom Juan se moque cruellement de l'ermite, et de l'inefficacité de ses prières, qui le laissent dans le dénuement.
    Il l'oblige à jurer, c'est à dire à commettre un sacrilège.
    Or le Pauvre est un être sacré : c'est donc une attaque directe contre Dieu, comme le confirme la dernière phrase : "
    je te le donne pour l'amour de l'humanité". Dans la formule normale, on attend "pour l'amour de Dieu".
    Est-ce une attaque contre la religion (institution purement humaine), ou contre Dieu ? Dans ce cas, attaque-t-on ce à quoi on ne croit pas ?
  • La scène du tombeau (III, 5) témoigne du même mépris pour le sacré. Dom Juan n'est pas ou peu ébranlé, même par le "miracle" qui terrifie Sganarelle... mais il marque une impatience nouvelle.
En savor plus

martes, 16 de febrero de 2016